Les Conférences Histoire de l'Art
2024-2025



Les mardis à 19h30
au Théâtre de la Gobinière, 37 avenue de la Ferrière, 44700 Orvault.

Entrée :
9 € Plein tarif
6 € Tarif réduit*

NOUVEAU ! Abonnement annuel 7 conférences :

Degas, Danseuses bleues, Vers 1890, Paris, Musée d'Orsay

Les conférences présentées par les Ateliers de la Gobinière ont pour thème le mouvement, dans toutes ses formes.

Le mouvement a toujours été présent, dès l’origine, dans l’expression artistique. Dans les grottes préhistoriques déjà, mais c’est surtout à partir de l’Italie renaissante qu’il apparaît avec les ignudi de Michel-Ange conduisant au Nu descendant l’escalier de Duchamp, en passant par les danseuses de Degas.

Et plus récemment, à partir des années 60, les corps mobiles des artistes seront au centre des performances et des happenings, les sculptures et les tableaux se mettent à bouger et les robots deviennent des œuvres à part entière !

Peindre le mouvement dans l’Italie renaissante

Mardi 1er octobre 2024 - Marie-Pierre Chabanne

À l’aube du Trecento, Giotto rompt avec le hiératisme figé des icônes byzantines pour décrire avec fidélité les attitudes, les gestes et les expressions de l’humanité réelle. Après lui, les peintres toscans perfectionnent la représentation du mouvement grâce à leur maîtrise de l’anatomie et de la perspective, mais aussi au moyen de jeux de lignes, de jeux d’ombres et de lumières, de raccourcis, ou de successions chronologiques. Nous verrons comment des artistes tels que Lorenzetti, Uccello, Masaccio, Pollaiuolo, Botticelli, Ghirlandaio, Léonard ou Michel-Ange font naître la grâce ou l’énergie, et rendent sensibles la vie des corps et celle des âmes.

 

botticelli-le-printemps-galerie-offices-uffizi-florence-italie-14
Matisse

La représentation de la danse de Degas à Matisse

Mardi 5 novembre 2024 - Élodie Evezard

Représenter la danse n’est pas chose facile. Comment capter parfaitement le mouvement du corps, les jeux de jambes ou encore les chorégraphies en groupe ? Les artistes rivalisent d’ingéniosité pour retranscrire au mieux tous ces effets. Degas s’installe dans les salles de répétitions ou dans les coulisses pour capter les gestes du quotidien, Toulouse-Lautrec observe la magie de Loïe Fuller sur scène tandis que Matisse simplifie à l’extrême le corps des danseurs et des danseuses. À chacun sa technique pour nous montrer à la fois la tradition de la danse classique et la modernité qui balaie le 20e siècle.

 

 

Vers une décomposition du mouvement : autour du Nu descendant un escalier de Duchamp

Mardi 28 janvier 2025 - Diane Gouard

À partir de la fin du 19e siècle la photographie capture les mouvements et instruit les artistes sur les postures réelles des hommes et des animaux. C’est surtout la chronophotographie de Marey et Muybridge qui offre le plus grand potentiel. D’abord instrument de connaissance scientifique, les images qui en résultent inspirent suffisamment les peintres pour que la fragmentation et la répétition des formes soient reprises dans certaines œuvres. Les futuristes italiens sont friands de cette méthode que l’on retrouve dans le tableau emblématique de Marcel Duchamp : le Nu descendant un escalier n°2.

 

 

Pollock, Hartung, Mathieu et les autres : le geste à l’œuvre

Mardi 25 février 2025 - Diane Gouard

Pendant et après la Seconde Guerre Mondiale les artistes optent largement pour une peinture à tendance abstraite permettant de transcrire les émotions. Cet expressionnisme abstrait s’épanouit des deux côtés de l’Atlantique. A New York des artistes comme Pollock ou Motherwell, mettent en avant le geste et développe un courant que l’on nomme action painting. A Paris des artistes tels que Hartung ou Mathieu participent au mouvement de l’abstraction lyrique en produisant des peintures à la gestuelle calligraphique. Tous cherchent avant tout à se confronter au support et à laisser une trace de leur passage.

 

De Kaprow à Orlan : le corps au centre de la performance

Mardi 25 mars 2025 - Élodie Evezard

À partir des années 1960, les artistes commencent à utiliser leur corps comme outil et/ou support de création. Appelée “Art corporel” ou “Body art”, cette tendance s’exprime souvent dans le cadre de performances ou de happenings. Le spectateur qui assiste à ces actions peut passer du rôle d’observateur à celui de participant. Si ORLAN en 1977 invite le public à collaborer à son fameux Baiser de l’artiste d’autres artistes comme Gina Pane montre le résultat de Blessures théoriques en photographie. Nous découvrirons avec cette conférence, que cette nouvelle création artistique devient notamment le terrain d’expérimentations et de revendications pour plusieurs femmes artistes.

 

De Calder à Soto : l’œuvre en mouvement

Mardi 29 avril 2025 - Élodie Evezard

En entrant dans l’atelier de Mondrian à Paris, Calder eut une révélation. Ces formes géométriques accrochées au mur devraient être en mouvement. C’est ainsi que naît l’idée des fameux mobiles. La question du mouvement est au cœur des recherches artistiques du début du 20e siècle. En peinture comme en sculpture les artistes souhaitent créer ou donner l’illusion du mouvement. Des pionniers comme Duchamp avec l’œuvre Rotative, plaques-verre ou Moholy Nagy ouvrent la voie à l’art cinétique qui se développe dans les années 1950 – 1960. Les installations de Soto et de Vasarely brouillent les repères du spectateur qui ne sait plus qui de l’œuvre ou de lui est en mouvement.

L’art robotique : l’ère de la machine.

Mardi 20 mai 2025 - Diane Gouard

À partir de la seconde moitié du 20e siècle, les artistes intègrent de plus en plus souvent dans leurs œuvres des éléments mécaniques qui les rendent mobiles et interactives. Les premiers ordinateurs sont utilisés par certains, tels Schöffer, pour créer des œuvres cybernétiques alors que d’autres, tels Tinguely, fabriquent simplement des machines à partir de rebuts. La dimension transhumaniste est au cœur de la démarche du plasticien Stelarc qui augmente son propre corps par l’ajout de diverses prothèses. La distinction entre l’homme, l’animal et la machine peut aussi sembler ténue lorsqu’on observe les déplacements des « bêtes » mécaniques de Janssens.